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Le 24/05/2015
Hier soir, il y avait sur France 2 l’Eurovision, une émission que j’aime bien regarder pour la diversité des musiques. On trouve forcément une chanson plaisante à chanter, à danser… Forcément, j’avais comme chouchou la Suède, car la musique était entrainante, le chanteur beau gosse et sa voix était agréable à entendre, sans oublier que la scénographie était très sympa. Ce fut donc un plaisir de le voir gagner. Pourtant, cette 60e « cérémonie » avait un « mais ».
En effet, on le ressent bien après sur les réseaux sociaux que cette émission divise. D’un côté, vous avez ceux qui regardent, de l’autre, ceux qui critiquent. Puis les critiques se divisent encore une fois. Au final, cette soirée avait comme parti pris l’union avec la symbolique du pont en cercle, un peu comme si les gens se tenaient la main pour effectuer une ronde. L’idée de base était géniale, mais comment la mettre en place dans une émission de musique quand la politique s’en mêle ?
Du coup, comme je me suis posée pas mal de question, j’ai décidé d’écrire un petit billet dessus et en voici le résultat :
Pourquoi l’Eurovision existe encore ?
Je n’aurais pas la réponse à cette question, mais je pense que c’est resté dans les esprits. C’est après tout la seule fois où on peut voir plusieurs nationalités en même temps, sans compter les compétitions sportives. De plus, c’est bien connu, la musique est sensée rapprocher les gens. Je dis bien « sensée » parce qu’on a bien vu hier que parfois, ce n’est pas le cas.

La Russie se faisant huée à chaque attribution de 12 points : acceptable ou pas ?
Bien sûr que non, on regarde un concours de musique, pas une déclaration de guerre ! Oui, ça va mal en ce moment avec la politique de Poutine, oui, on assiste impuissant à un retour de Guerre Froide, mais cette soirée réunissait des amoureux de la musique, la chanteuse n’y est pour rien aux décisions de son président, je me trompe ? Un grand chapeau pour la présentatrice qui a rappelé que c’était un concours musical, même si sa déclaration est restée dans les mémoires pendant 5 min à peine. J’ai aussi adoré la petite blague du présentateur russe qui a donné les points, même si ce n’est pas passé auprès de certains, il a eu du culot après les huées et c’était génial.
Et la France arrive 25e/27, est-ce normal ?
J’ai envie de dire oui. Hier soir, toutes les chansons étaient très belles. D’habitude, il y a toujours des chansons qui sont présentes sans qu’on sache pourquoi. Il ya parfois du folklore, du dark, des styles très extrêmes. Hier soir, on assistait à une grande variété, certes, mais accessible. Ainsi, plusieurs thèmes ont été abordés : l’amour, la vie, des messages d’espoir et des rappels à l’histoire. Deux pays se démarquent pour le dernier point : La France avec Lise Angell et sa chanson N’oubliez pas et l’Arménie avec le groupe Genealogy, Face the shadow, normalement intitulé Don’t deny. La première chanson se porte sur la Seconde Guerre mondiale, la seconde sur le génocide arménien. Autant dire que ce sont des sujets difficiles à aborder et ces pays ont joué la carte de la mémoire… alors qu’en général, la soirée était à la fête. De quoi plomber l’ambiance donc. Mais l’Arménie s’est démarquée avec une scénographie plus étudiée, des costumes qui les mettaient en valeur. La France était trop soft, la chanson en français ne semble pas plaire, malgré une voix divine. Mais pire encore, on envoie des gens que personne ne connaît, et si ce n’est pas pour nous ridiculiser, c’est pour jouer la carte du vieux-jeu. Même le fond n’était pas beau contrairement aux autres pays.

Si on prend l’Espagne, il y avait réellement un effet à l’arrière et même le côté monochrome de la Belgique était bluffant. C’est un peu absurde de dire ça, mais si on envoyait quelqu’un comme Kendji Girac, je suis sûre qu’on ferait bien mieux. Attention, je n’ai pas dit que cet artiste nous ferait gagner ou que c’est la solution au problème, mais avouons que c’est tout de suite plus crédible. Les autres pays prennent des gens qu’ils connaissent, pourquoi pas nous ? On a envoyé une année Patricia Kaas, une autre fois Shy’m, elles avaient fait un bien meilleur score. Certes, elles n’ont pas gagné, mais on était loin des résultats des dernières années.
Il faut aussi se rendre à l’évidence : garder le français ne pourra pas nous démarquer indéfiniment, sans oublier le côté vieillot de nos prestations, mais la France n’a peut-être pas envie de gagner pour organiser le concours chez elle.
Pourquoi la France se présente-t-elle si c’est pour faire n’importe quoi ?
Elle y est d’office avec quatre autres pays, pourtant, elle a dû décliner deux fois dans le passé, pourquoi ne pas recommencer ? Ça, c’est une question à laquelle je ne peux pas répondre, ou si, mais ça ne fera pas plaisir.
La France a-t-elle été abandonnée par ses pays voisins ?
On pourrait voir les choses comme ça, vu qu’elle-même a voté pour la Belgique et que ce n’était pas réciproque (bouh les belges… non je plaisante J ), mais même si les pays se soutiennent entre eux selon les régions de l’Europe, admettons que du côté ouest, c’est différent. Si on fait une chanson que personne n’aime, comment voulons-nous avoir des votes ? Seule l’Arménie a donné 3 points, sans doute parce que le sujet était similaire, ainsi qu’un autre pays (1 point, j’ai oublié d’où il venait). Donc non, je ne pense pas que la France soit abandonnée, même si beaucoup voudrait que ce soit la raison afin de pleurnicher tranquillement, je pense simplement que d’autres pays proposent des chansons qui plaisent d’avantage. Par contre, c’est évident que la Scandinavie se soutient, l’ancienne Yougoslavie aussi, les pays Balkans… et comme disait Stéphane Bern hier soir : « ça nous permet de réviser notre géographie ».
Sinon, d’un point de vue personnel, quelles sont les chansons que j’ai aimé ?

Sans hésitation, je mets Heroes de Måns Zelmerlöw (Suède), car c’était mon chouchou hier soir, mais j’ai aussi adoré la prestation de Loïc Nottet avec Rhythm Inside (Belgique). Ce jeune est génial, il chante bien, même allongé, sa chorégraphie très carré mais maitrisée. C’était une très jolie performance. Mais l’Italie et l’Espagne ont aussi fait des chansons de dingues, et j’ai adoré la chanson entrainante de l’Israël. Franchement, il y a eu du lourd hier soir et même si Lise a fait une performance remarquable, elle n’était pas à la hauteur. Il faut l’accepter, et sinon, je n’en ai pas parlé, mais l’Australie à l’Eurovision, ça m’a fait rire, mais bon, la Turquie concourt bien parfois et l’Israël y était cette année. Petit coup de cœur aussi pour la voix d’Aminata (Lettonie), magnifique !
Bon finalement, j’en avais des choses à dire.
Le 20/04/2015
Et oui, pour la première fois, je suis allée au salon du livre de Paris. Ce qui est étrange, c'est que je n'ai jamais pris le temps d'y aller avant alors que j'habitais la banlieue parisienne. Il a donc fallu attendre quelques années avant de se lancer, car en plus d'être une première fois en tant que visiteuse, j'y étais aussi pour dédicacer. Et oui ! je ne fais pas les choses à moitié.
Je suis donc arrivée à Paris le jeudi dans l'après-midi en train et j'ai presque paniqué en voyant à quel point la ville était grise à cause du mauvais temps mais aussi de la pollution. J'avais qu'une envie : rentrer chez moi. J'appréhendais le trajet en transports les deux jours suivants pour me rendre au salon, alors que j'ai toujours pris le RER et le métro avant. Ma vie loin de la capitale a changé ma vision des transports en commun.
Pourtant, c'est avec une grande facilité que j'ai pris le bus, le rer puis le métro, comme si j'avais toujours fait ça. C'est alors que j'arrive sur le salon le vendredi matin. Prévoyante, je suis arrivée à 9h30 alors que les portes ouvrent au public à 10h... sauf qu'elles ont ouverts aux auteurs à la même heure, si ce n'est pas après, le temps des vérifications ayant pris du temps. Je me suis demandée à quoi cela servait d'avoir une entrée spéciale si en fin de compte, les lecteurs arrivent avant nous. C'est illogique et presque absurde. Mais bon, une fois dedans, on trouve le stand et on se pose.
Cette année, le Brésil était à l'honneur, il y avait donc une énorme place réservée aux auteurs venus de ce pays si lointain. Alors qu'on pouvait voir cette installation, c'était en revanche plus difficile de trouver certaines maisons d'éditions. Par exemple, pendant mon temps libre, j'ai voulu voir une auteure chez Terre de Brume. Malheureusement, je ne l'ai jamais trouvé. Cela m'a fait un pincement au coeur, car j'avais l'impression de ne pas avoir pu tenir une promesse, et passer du temps avec cette auteure m'aurait fait beaucoup de bien, car j'aime ce qu'elle écrit depuis que je connais ses romans.
Pour dédicacer, je n'avais pas grand chose à part une petite trousse et mon imagination afin d'essayer de faire des dédicaces personnalisées au maximum et même quand il n'y a pas de chauffage (c'était le cas le vendredi), on fait de son mieux afin de profiter de chaque lecteur qui vient nous voir. J'ai donc rencontré des personnes qui avaient lu mes romans, mais aussi des personnes qui étaient intéressées par mes écrits. Si vous saviez comme c'est important de voir à quel point notre passion intéresse les autres, j'étais dans une très bonne atmosphère.
Bien entendu, j'aurais aimé rencontrer tous les auteurs publiés chez Sharon Kena, mais je me dis que ce n'est que partie remise. J'ai adoré voir en vrai l'équipe avec qui je parlais sur les réseaux sociaux, on aurait dit qu'on avait changé de dimensions afin de se voir enfin.
Ceci, c'était pour la partie auteur, passons à la partie lecteur.

Voilà mon butin du salon. Certains sont dédicacés, d'autres non (les Kate Daniels viennent d'une amie donnés sur le salon). Parmi les auteurs rencontrés, il y a bien entendu Georgia Caldera, une auteure coup de coeur que ce soit pour de la romance ou du fantastique. Elle a une écriture incroyable et la voir en vrai fut tellement plaisant, même si c'était pour quelques instants (je devais à tout prix partir et elle a été super de faire une rapide dédicace avant d'aller au stand de Flammarion pour rencontrer ses lecteurs).
Gala de Spax est auteure dans la même maison d'éditions que moi et c'est devenue une amie sur les réseaux sociaux. C'est une personne rayonnante que j'avais hâte de rencontrer et comme j'avais adoré Laurelenn, je ne pouvais pas partir sans qu'elle me le dédicace.
J'ai également pu rencontrer Cécile Guillot, connue pour ses illustrations aux éditions du Chat noir, mais aussi pour ses romans et nouvelles. J'avais adoré son premier tome de la série Fille d'Hécate, j'en ai profité pour prendre la suite (c'est aussi le cas pour Ambre Dubois, qui n'était pas là). Je tiens d'ailleurs à dire que cette maison d'éditions contient de belles trouvailles, n'hésitez pas à regarder si vous ne savez pas quoi lire et que vous aimez l'imaginaire.
J'ai également rencontré des auteurs que je ne connaissais pas comme Bettina Nordet et Feldrick Rivat, deux auteurs qui ont pris le temps de discuter tout en faisant une dédicace très personnalisée. Au plaisir de les revoir à un autre salon.
En bref, ce fut un très bon weekend. Certes, l'organisation est sans doute à revoir car il y avait quelques problèmes, mais cela reste un salon important, peu importe son statut. Petit regret de ne pas avoir pu parler avec Stéphane Soutoul et Céline Guillaume, que je n'ai jamais pu retrouver, mais ce n'est que partie remise, enfin j'espère !
Le 05/04/2015
Ah, ce site prend forme petit à petit. Je viens de voir ce qu'il me reste à faire et je dois dire que je vais en passer du temps à transférer mes chroniques ! Surtout que je compte prendre mon temps pour faire les choses dans les règles, comme revoir certaines chroniques, faire en sorte qu'on s'y retrouve dans les séries...
Pour le moment, j'ai pu rajouter une dizaines d'avis, j'espère qu'ils vous donneront déjà envie de lire. J'essaie de mettre d'abord les plus récentes, avant de remonter progressivement. Cette semaine, je vais également mettre des nouvelles, comme mes avis pour la série Divergente, qui ne sont pas encore terminés.
C'est un grand changement et j'espère pouvoir tout mettre en ordre d'ici la fin de cette année, d'autres occupations m'empêchent de pouvoir consacrer tout mon temps à mon site. Surtout quand je sais qu'il n'y a pas moins de 260 chroniques qui attendent encore d'être mises ici...
Cette semaine, j'ai également commencé deux nouveaux romans, dont Le Secret de l'Inventeur, un service presse reçu cette semaine, et La Petite Fille de Monsieur Linh, un roman conseillé par une ancienne collègue. Dans mon ancien billet, je vous proposais de me dire ce que vous aimeriez que je chronique parmi les livres de ma PAL, n'hésitez donc pas à y jeter un coup d'oeil.
Enfin, comme c'est jour de fête aujourd'hui, je vous souhaite un bon dimanche de Pâques, en espérant que la chasse aux oeufs fut bonne. A très vite pour une nouvelle note !